9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 18:08

Les bonnets rouges et le dumping social alors qu'en Bretagne la main d'oeuvre étrangère est aussi présente...

Abattoirs bretons : les médias se déchaînent contre les intérimaires roumains - Vidéo Dailymotion

29 oct. 2013

 

DUMPING SOCIAL: « va y'avoir du porc! »

Les abattoirs français, en très grande difficulté, attribuent leurs malheurs au dumping social de leurs concurrents allemands, qui abusent de la directive pour sous-payer des ouvriers venus de l’Est.

Thierry Merret, patron de la FDSEA du Finistère et producteur de choux-fleurs. Les cahiers de doléances rédigés en avril sont dans les mallettes des négociateurs. « Nous demandons des mesures pour lutter contre les distorsions de concurrence » comme le « dumping social allemand », détaille Thierry Merret, « et nous voulons libérer les énergies » – comprendre alléger, voire supprimer les contraintes administratives, fiscales, sociales et environnementales. Sous les bonnets rouges, une boîte de Pandore aussi profonde que la crise de l'agroalimentaire breton est complexe.

 Il y a un refus dogmatique d'engager des évolutions », s'agace Jean Cabaret, porte-parole de la Confédération paysanne bretonne et éleveur. Désolidarisé des bonnets rouges, dominé par la FDSEA, la grande distribution et le Medef, mais très fédérateur chez les salariés de l'agroalimentaire, frappés par une série de plans sociaux, la Confédération dénonce un mouvement « populiste » et « ultralibéral ».

"Remplacer tout le monde par des polonais ou des roumains"

Les abattoirs bretonsGad, qui suppriment 889 postes dans le Finistère,emploientsimultanément 80 "tâcherons" roumains à Josselin dans le Morbihan, affectés à la découpe et au désossement des carcasses.

"Pas de cotisations retraite, maladie, congéspayés... Ça fait 500 à 600 euros d'économie par salaire", calcule Olivier Le Bras, délégué FO deGad à Lampaul-Guimiliau (Finistère), qui a vu arriver "surtout des Polonais" ces trois dernières années. "On les plaçait à 10, 15 par équipe de 100... Ça créait un malaise, une forme d'insécurité chez les salariés" locaux, confie Olivier Le Bras, qui se souvient de certains intérimaires venus travailler "avec un plâtre, ou blessés".

"Du jour au lendemain j'ai vu l'ambiance changer sur la chaîne d'abattage", rapporte également, sous le couvert de l'anonymat, un employé d'une entreprise du Grand Ouest. "Plus question de réclamer des heures sup ou une augmentation : le patron laissait entendre qu'il pouvait remplacer tout le monde par des Polonais" - d'autant plus dociles que le patron était aussi leur logeur.

A Lamballe, en Côtes-d’Armor...la Cooperl Arc Atlantique...Un renfort permanent d’intérimaires en pagaille. Parmi eux, depuis 2007-2008, de plus en plus de Roumains, Polonais, Slovaques, Tchèques, qui prennent le relais des Africains arrivés il y a vingt ans.« Nous travaillons déjà avec quinze sociétés d’intérim françaises, confirme le directeur de la coopérative, M. Emmanuel Commault.

Il y a ces agences d’intérim enregistrées dans le pays d’origine des migrants. ArcForce, bien connue des directions locales et des syndicats, constitue un modèle du genre. Son site Internet, en français et en roumain, propose une liste, photographies à l’appui, de collaborateurs « disponibles sous trente jours ». Lesquels sont désosseurs, ouvriers découpe, bouchers, mais aussi manutentionnaires, cuisiniers, soudeurs.... D’autres agences en ligne, telle Assistance Recrutement, fournit à la France des travailleurs polonais tout en ayant son siège au Royaume-Uni, annoncent la couleur : « Le travailleur détaché est employé et rémunéré par l’agence d’intérim. C’est elle qui élabore le contrat de travail et paie les cotisations sociales. Tout en respectant la législation en France, l’intérimaire dépend de la loi fiscale et sociale de son pays d’origine. A salaire net équivalent, il est donc possible pour votre entreprise de réaliser une économie substantielle. »

 

Les cotisations sociales, payées dans le pays d’origine, représentent des économies pour l’employeur en France… Impossible de connaître le nombre de ces Roumains ou Polonais qui travaillent à la chaîne dans les abattoirs bretons.

La coopérative de Lamballe jugée pour avoir fait appel à une société d'intérim qui, selon l'accusation, ne respectait par le droit français.

Guy Dartois, président de la Cooperl depuis neuf ans représentait la coopérative à qui il était reproché d'avoir fait travailler 20 à 37 Roumains pendant deux ans viaune société d'intérim, Arcforce, qui, selon l'accusation, ne respecterait pas le droit social français.Les salariés roumains étaient payés 1 320 €, soit le même salaire que leurs homologues français sur les mêmes postes de travail, sauf que seuls 120 € était versés sur un compte sur lequel étaient prélevées les cotisations sociales roumaines, le reste était versé en primes de déplacement. « Pourtant son gérant donnait une adresse parisienne sur sa carte de visite, souligne Annie Bonneau, la procureure. Les contrats de travail étaient faits à Paris. Ce sont donc les cotisations sociales françaises qui auraient dû être prélevées. »

Des travailleurs intérimaires, employés par la société Arcforge, une entreprise roumaine qui réalise l'essentiel de son activité sur le territoire national, sans être ni déclarée, ni immatriculée en France. Lors de l’audience du 18 janvier, la procureur avait requis 54 amendes à 500 € contre Arcforce et 54 amendes à 300 € pour la Cooperl. Les avocats de la défense avaient plaidé la relaxe, c'est ce qu'ils ont obtenu en 2013

En Allemagne, où, faute de salaire minimum obligatoire, les travailleurs de l’Est prétendument « détachés » constituent l’essentiel de la main-d’œuvre des abattoirs (payés entre 3 et 7 euros de l’heure, contre une moyenne de 9 à 15 euros). Les arrêts Viking, Laval, Rüffert et Luxembourg rendus ces dernières années sont tous de la même veine : les conventions collectives du pays d’accueil ne s’appliquent pas forcément aux travailleurs détachés, ce qui crée inévitablement des différences de traitement. Et plus les législations nationales sont souples, plus les abus sont possibles. L'allemagne n'ayant pas de salaire minimum à respecter la situation lui est plus favorable

Il faut supprimer le smic en Bretagne? Ou obtenir un salaire minmum en Allemagne?

 

 

Collinée, le petit Mali de Bretagne - FRANCE 24

www.france24.com/.../20091215-c

 





sources:

Quand l'agroalimentaire français pratique le dumping social

Le modèle agroalimentaire bretondans le rouge

Bouchers roumains pour abattoirs bretons

Roumains à la Cooperl : un interim en règle ?

Dumping social : va y avoir du porc !

l'écotaxe n'est pas mise en oeuvre en Bretagne et à l'été 2014.....

Fermeture de Gad à Josselin : managers en bonnet rouge licenciant des salariés en bonnet rouge

 

C'est ce que nous annoncions dès octobre 2013 (ici) : piloté par le MEDEF et la FNSEA, le mouvement des bonnets rouges était une arnaque à l'idéal breton. Victimes : les salariés, croyant  naïvement que le gwenn-ha-du brandi ensemble garantissait la bonne foi de leurs employeurs...

En novembre, après la manifestation de Quimper, Olivier Le Bras (délégué FO aux abattoirs Gad et siégeant au comité des bonnets rouges avec les managers de Gad) croyait pouvoir dire : « Ce mouvement, nous l'avons lancé. Il nous appartient à nous, salariés. Si les patrons nous ont rejoints, c'est bien. On a le même objectif, relancer l'économie et l'emploi en Bretagne. » Aux innocents les mains vides ! Quelques jours plus tard, les managers en bonnet rouge fermaient le site Gad de Lampaul-Guimiliau en invoquant ''la concurrence européenne''. Ayant supprimé 900 emplois dans le Finistère, ils embauchaient sur le site Gad de Josselin une centaine de travailleurs intérimaires roumains sous-payés et sans charges sociales (dumping autorisé par l'UE). Gad appartient au groupe agro-alimentaire CECAB, fleuron du productivisme.

Aujourd'hui, la direction de Gad – toujours en bonnet rouge contre la ''dictature parisienne'', d'an emgann ! – annonce la liquidation judiciaire du site de Josselin : un millier d'emplois...

Fermeture de Gad à Josselin : managers en bonnet rouge

 

L’annonce, tombée en plein été, de la fermeture d’un nouvel abattoir GAD était malheureusement prévisible depuis des mois.

En 2013, les fermetures d’entreprise et la mise en place d’une taxe (n’ayant d’éco que le nom) très lourde pour les artisans avaient servi de catalyseur à l’expression d’une révolte sociale profonde contre l’aggravation des conditions de vie en Bretagne. Malheureusement, au lieu de dénoncer les licencieurs , une partie des syndicalistes avait même fait alliance avec ce grand patronat breton qui entend pouvoir « exploiter ou licencier au pays ». Et plus scandaleusement encore, il s’était trouvé des dirigeants CFDT de GAD Josselin pour chasser, y compris physiquement, les travailleurs de Lampaul-Guimiliau venu chercher une solidarité dans leur lutte.

 

Fermeture de l'abattoir Gad-Josselin : les bonnets tombent .

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