9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 18:12

DES PATRONS A L'ORIGINE DES BONNETS ROUGES ?

 

Notre collectif prend acte de l'engagement local sur le pays de Plélan le petit autour des bonnets rouges (cf le second article de cette rubrique "bonnets rouges").

Nous décidons de suivre en observateur l'actualité de ce mouvement

 


Libération par Pierre Henri Allain

«Stop». Patrick Caré, le président du Medef Bretagne «Ne plus parler de l’écotaxe», confie-t-il, et «se tourner à 100% vers l’avenir avec des mesures constructives». A commencer par les sempiternelles demandes de simplifications administratives, ou les éternelles quêtes d’allégements de charges pour les entreprises et des mesures pour «abaisser le coût du travail». Même tonalité libérale du côté des très productivistes chambres d’agriculture de Bretagne. «Au-delà de l’écotaxe, il faut dire stop à l’acharnement réglementaire, ont-elles expliqué. L’accumulation d’impôts, taxes ou normes est devenue insupportable. Pour relancer l’économie bretonne, il faut en premier lieu briser le carcan réglementaire qui pèse sur nos élevages et tue les initiatives.»

 

 

 

«L'urgence c'est de lever les contraintes fiscales, administratives, environnementales qui pèsent sur l'économie et empêchent les chefs d'entreprise, qu'ils soient agriculteurs, artisans ou dirigeants de PME de travailler et d'investir», rappelle Thierry Merret, président de le FDESA du Finistère porte parole du collectif "vivre, travailler et décider au Pays"des bonnets rouges

  Le collectif qui avait été à l'origine de la manifestation de samedi à Quimper était invité par le préfet de Région à une rencontre sur le Pacte d'avenir était représenté par Thierry Merret (FDSEA du Finistère), Franck Nicolas (collectif pour l'emploi, CGPME), Christian Troadec (maire de Carhaix), des transporteurs Claude Rault (Pontivy) et François Hélias (Concarneau), et du patron de TPE Jean-Pierre Le Mat.

 

 

 

  Il faut un choc de simplification pour libérer enfin les énergies. Le carcan administratif étouffe les entreprises françaises et bretonnes en particulier indique Marc Le Fur député UMP dans un entretien à la "Tribune" le 6 novembre

 

 

 

 

Le Collectif pour l'Emploi en Bretagne, qui a revendiqué la destruction du portique écotaxe de la RN12 fin juillet, appel à une nouvelle action samedi 12 octobre qu'elle a baptisé : « coup de vent en Bretagne ».

clic  appel du Collectif pour l'emploi

Le collectif pour l’emploi « vivre, décider, et travailler au Pays », autrement nommé « les bonnets rouges » ont annoncé ) qu'ils préparaient une nouvelle manifestation le 30 novembre, à Carhaix, à partir de 15 heures.

clic  Le collectif pour l'emploi annonce une manifestation le 30 ...www.lejournaldesentreprises

clic COLLECTIF POUR L'EMPLOI EN BRETAGNE - FDSEA

 

LES TRANSPORTEURS Les porte-paroles du Collectif pour l'emploi en Bretagne font de la suppression de l'écotaxe un préalable à toute discussion sur le Pacte d'avenir.

Délégation du collectif pour l'emploi en Bretagne conduite par Christian Troadec (à droite) avec Thierry Merret et Claude Rault (Philippe Chérel - MaxPPP)

Délégation du collectif pour l'emploi en Bretagne conduite par Le Ma (CGPME), Merret (FDSEA29), Rault (Transporteur) Troadec(maire de Carhaix)

Une centaine de légumiers du Nord-Finistère avaient incendié dans la nuit du 19 au 20 septembre le centre des impôts et le bâtiment abritant la Mutualité sociale agricole (MSA) de Morlaix lors d'une manifestation contre les règlementations administratives et fiscales. Le Premier ministre Manuel Valls avait condamné fermement ces incendies et promis des poursuites judiciaires. Un appel a témoin avait été lancé par le parquet de Brest.

Un militant des Bonnets rouges interpellé mercredi pour son implication présumée dans les incendies de bâtiments publics de Morlaix le 19 septembre, a été mis en examen et écroué vendredi 3 octobre pour "dégradation et destruction" d'un bien et entrave à l'arrivée des secours, a indiqué le parquet de Brest.

L'homme, âgé de 40 ans et se présentant comme un "membre actif" des Bonnets rouges

 

Claude Rault préside le Collectif des transporteurs de Bretagne qui s'est allié aux agriculteurs et aux industriels de l'agroalimentaire pour demander le retrait de l'écotaxe.. clic samedi 16 novembre Ecotaxe. Mobilisation massive des transporteurs bretons

Les transportsRaultà Pontivy, c’est 80 personnes, 70 camions et un chiffre d’affaires de 7 millions d’euros clic Pontivy. Eco-taxe : la colère d'un transporteur

l'entreprise Rault est en danger suite aux difficuktés du groupe Doux...le transporteur semble demander des aides eurpoéennes pour l'agroalimentaire?

clic Le plus gros client des Transports Rault, c'était Doux, jusqu'au redressement judiciaire.

manifestation Lanrodec le 16 novembre 2013

http://bretagne.france3.fr/sites/regions_france3/files/styles/gallery/public/assets/images/2013/11/16/lanrodec1.jpg?itok=nI2l2izP

Le Comité de convergence des intérêts bretons

CCIB Le Comité de convergence des intérêts bretons

Ces 540 signatures sont issues de l’appel du 18 juin de Pontivy (56) au cours duque Alain Glon, Jacques Bernard de Produit en Bretagne, Jean-François Jacob de la SICA de Saint-Pol-de-Léon se sont inquiétés de la situation très dégradée de l’économie bretonne. Ils réclament un nouveau souffle, une stratégie ambitieuse pour le droit à l’expérimentation et ils refusent l’éco-taxe. Ce comité de convergence des intérêts bretons a ouvert une pétition dans laquelle il présente ses revendications et ses projets. Cette pétition affiche également la liste des signataires, ils sont désormais plus de 540 dirigeants et cadres de la région pour la plupart

 

 

Ces patrons à l'origine des "bonnets rouges"

A l'époque, l'affaire ne fait pas les gros titres. Le 18 juin, une trentaine d'entrepreneurs bretons lancent une campagne contre l'écotaxe. « L'heure des méthodes douces est révolue, affirment-ils alors. Pour obtenir des réponses concrètes et immédiates, il va falloir livrer bataille. » Rassemblés à Pontivy (Morbihan), ils annoncent la création d'un rassemblement : le Comité de convergence des intérêts bretons (CCIB).

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr.

Le message de ces trente patrons, précisé dans un « Appel de Pontivy » issu de leur rencontre, est clair. Ils dénoncent « l'hypercentralisme français et le labyrinthe des réglementations ». Ils demandent « la primauté aux territoires », « une véritable décentralisation, qui prenne en compte une gouvernance économique régionale », et réclament « le droit à l'expérimentation (…) doit nous permettre de respecter nos valeurs afin de ne pas avoir à affronter en permanence les excès des systèmes bureaucratiques ».

Deux figures influentes sont à l'origine de cet ordre de mobilisation. Le premier est Jakez Bernard, patron du label « Produit en Bretagne ». Le second est Alain Glon, président de l'Institut de Locarn, un think tank régionaliste, et ancien industriel de l'agroalimentaire.

Lire aussi l'enquête Le lobby breton drague la République

Pour lancer leur offensive, tous deux vont activer leurs réseaux communs. Domicilié à l'Institut de Locarn, le label Produit en Bretagne fédère 300 entreprises de l'agroalimentaire et de la grande distribution. Plusieurs de leurs dirigeants se mettent à l'ouvrage. Olivier Bordais, patron du centre Leclerc de Landerneau, et Jean-Jacques Hénaff, leader français du pâté en conserve, diffusent des tribunes. Ils répondent présents lorsqu'Alain Glon s'adresse aux patrons bretons, dans une lettre publiée sur le site de l'Institut de Locarn, pour les appeler à se mobiliser le 16 octobre : « En relation avec de multiples associations et toutes les organisations qui souhaiteront rejoindre cette initiative, nous appelons les acteurs économiques de Bretagne à sonner le tocsin, tous ensemble. »

 

Jean-Guy Le Floch, PDG d'Armor-Lux, célèbre pour ses marinières, le 24 Octobre 2012, dans une boutique de Quimper.

Le 16 octobre, plusieurs responsables de grandes surfaces (Intermarché, Système U, Leclerc…) ferment leurs portes à 15 heures. Hervé Le Goff, directeur d'un Super U à Brest, est de ceux-là : « Il y a eu une réunion de Produit en Bretagne le samedi. Les gens présents, dont Olivier Bordais, m'ont appelé pour me dire qu'il fallait fermer les supermarchés une heure le mercredi. » Ce 16 octobre à 15 heures, d'autres, comme le patron de Hénaff, font retentir dans leur entreprise l'alarme incendie et font sortir leurs salariés. C'est encore un autre membre de Produit en Bretagne, Jean-Guy Le Floc'h, patron d'Armor Lux, qui offrira les bonnets rouges à la manifestation du 2 novembre à Quimper.

Cette manifestation des fameux « bonnets rouges », c'est un autre groupe, le collectif « Vivre, décider et travailler en Bretagne », qui l'a organisée. A sa tête, Thierry Merret, président de la FNSEA du Finistère, ainsi que le maire divers gauche de Carhaix, Christian Troadec. Ce dernier explique que ce groupe réunit « un réseau informel de gens qui se connaissent très bien, qui se côtoient très régulièrement, dans les locaux de l'Institut de Locarn ou ailleurs ». « Nous avons des sensibilités différentes, mais nous nous rejoignons autour des intérêts de la Bretagne », précise-t-il.

Christian Troadec dans sa ville de Carhaix (Finistère), le 6 novembre.

Le CCIB d'Alain Glon et Jakez Bernard en fait partie. « On pilote deux choses : les “bonnets rouges” et un projet pour la Bretagne », confie Alain Glon, pour qui « avant l'écotaxe, il n'y avait pas de quoi provoquer l'embrasement ». Et juge que « l'on peut tolérer un peu de violence contre le système, aussi mesurée que possible ». Pour lui, « l'Etat n'a pas de vision. Il faut tout déconstruire. Et reconstruire dans une dimension territoriale ». Partisan d'une Europe des régions, il juge que l'Etat doit laisser les patrons gérer l'économie au plan local.

Evoquant ces acteurs, la députée européenne et maire UMP de Morlaix, Agnès Le Brun, estime que « s'ils gardent le cap de la synergie économique, du sens de l'innovation collective, c'est très bien. Mais attention à ne pas se greffer sur un repli identitaire. A Quimper, j'ai vu des drapeaux nationalistes bretons. En se mettant sur une bannière bretonne, on attire ces gens-là. »

Richard Ferrand, député PS du Finistère et ancien adversaire de Christian Troadec aux législatives, est plus sévère : « Alain Glon considère que l'obstacle au développement de la région, c'est l'Etat. Avec l'Institut de Locarn, ils veulent être une élite éclairée qui sait faire et que les autres doivent suivre. Christian Troadec n'a a priori pas les mêmes convictions mais ils se rejoignent sur le régionalisme. » Pour lui, « pendant qu'on construit le Pacte d'avenir pour la Bretagne, ils s'unissent dans un discours contre l'Etat »

 

Parce que « Décider, Travailler et Vivre au pays » reste encore notre désir le plus cher.

Une trentaine de chefs d’entreprises bretons, pour la plupart représentants d’organisations économiques ou professionnelles

L’esprit du Celib

« Si on ne fait pas violence au système, c’est aux hommes qu’on fera violence » s’est exclamé l’industriel Alain Glon, président de l’Institut de prospective de Locarn, faisant référence à la récente cascade de faillites et licenciements dans l’agroalimentaire breton.

La première initiative du Comité de convergence des intérêts bretons, qui en annonce d’autres dès la rentrée de septembre, est radicale. « Nous ne paierons pas l’écotaxe, nous ne prendrons pas la responsabilité de la ruine de l’économie bretonne » ont affirmé plusieurs participants à « l’appel de Pontivy », dont Jacques Bernard, président de Produit en Bretagne, et les responsables de la Sica légumière de Saint-Pol-de-Léon. « Notre détermination à refuser l’écotaxe est absolue » a martelé Jean-François Jacob, secrétaire général de la Sica, rappelant que la zone légumière est le premier fréteur de Bretagne.

L’appel de Pontivy

« Pour une Bretagne belle, prospère, solidaire et ouverte sur le monde »

« L’hyper centralisme français, la multiplication des rouages administratifs et le labyrinthe des réglementations font que désormais 56 % du PIB national sont consacrés au fonctionnement de l’Etat.

Construite depuis plusieurs décennies par tous les gouvernants, cette situation suscite aujourd’hui une avalanche insupportable de taxes, d’impôts, de charges, de contraintes multiples qui portent un coup fatal à d’innombrables entreprises bretonnes tant dans l’agriculture que dans l’agroalimentaire, le bâtiment, les services, le commerce, l’industrie, le transport, l’artisanat, paralysant la recherche et l’innovation…

La Bretagne est honnête, et refuse de choisir entre tricher ou mourir.

Nous croyons aux valeurs du travail et nous sommes les bons élèves de la République.

Un exemple : l’économie souterraine de la Bretagne est de 2,5 % alors qu’elle atteint les 15 % en moyenne en France et plus de 20 % dans certaines régions.

La Bretagne fait preuve d’un grand civisme fiscal très supérieur à la moyenne (note Pierre Louis Mariel : directeur régional des finances publiques en Bretagne)

L’honnêteté des Bretons les pénalise, ce qui est inacceptable. La complexité administrative multiplie les surcoûts, gangrène le calendrier, suscite face à nos voisins une concurrence déloyale et fatale.

Si rien n’est fait de façon urgente, la Bretagne connaîtra un désastre humain et économique sans précédent. Nos secteurs névralgiques et traditionnels sont rongés par les dogmes et les systèmes qui nous font passer d’un « Etat de Droit à la paralysie par le Droit ». Lorsque la réglementation à outrance vient absorber l’énergie créatrice, elle rend impossible l’esprit d’entreprise. Or, les créateurs d’entreprises sont les créateurs d’emplois.

La Bretagne veut vivre et grandir

Nous sommes habitués à lutter, à nous défendre, à construire, à nous développer. Entrepreneurs nous ne pouvons pas nous résigner d’autant que nous avons tout pour réussir.

Des hommes et des femmes exemplaires, reconnus pour leurs capacités et leur sérieux au travail. Un formidable potentiel d’activités sur les territoires, une volonté sociale et une capacité à contribuer aux enjeux décisifs de la balance commerciale nationale.

Que demandons-nous à l’Etat.

- Donner la primauté aux Territoires.

- Une véritable décentralisation, qui prenne en compte une gouvernance économique régionale.

- Le droit à l’expérimentation, et de faire des sujets de discorde des sujets de concorde. Ce droit doit nous permettre de respecter nos valeurs afin de ne pas avoir à affronter en permanence les excès des systèmes administratifs et bureaucratiques.

Nous souhaitons que l’Etat comprenne enfin que ces réglementations indivisibles et illisibles freinent et paralysent notre développement. Celui-ci devant se réaliser en parfaite harmonie avec l’environnement et le développement durable. Les objectifs sont de donner naissance à des projets concrets et annonciateurs d’avenir meilleur.

La Bretagne ne veut pas d’un naufrage économique et moral

La situation est intolérable. La déstabilisation de l’économie bretonne nous inquiète. Il y va de la tranquillité de nos territoires dont nous sommes tous, nous Bretons, responsables, donc directement concernés.

Parce que « Décider, Travailler et Vivre au pays » reste encore notre désir le plus cher. Il nous faut aujourd’hui déverrouiller cette machine infernale qui broie nos emplois, empêche notre développement et favorise la fuite de nos jeunes diplômés.

Dans les périodes difficiles la Bretagne sait s’organiser elle-même et nous sommes dans une période très difficile.

Il y a véritablement urgence. Il nous faut retrouver le bon sens, rassembler les forces vives de nos territoires, chefs d’entreprises, artisans, commerçants, salariés, représentants professionnels, élus territoriaux, afin de rejeter cette morosité, cette permanence de l’échec qui sont les tristes visages d’un pays sans ambition. »



 

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