17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 09:00

Jeudi, lors de la séance du conseil municipal, le maire a souhaité débattre sur la question du salariat éventuel des médecins, nécessitant un budget annexe.

Depuis bientôt trois ans, le départ à la retraite des deux médecins de la commune a été annoncé. L'un est actuellement en arrêt, et le second cessera son activité le 30 juin. Les élus souhaitent trouver de nouveaux médecins. La possibilité d'étudier la question du salariat de cette profession avait été proposée en février 2013, par le maire, Didier Miriel. Peu d'élus y semblaient favorables. L'idée avait été relancée fin 2013, car aucune autre solution n'avait été trouvée.

Un choix à risque

Des renseignements ont été pris, auprès de trois grandes villes qui pratiquent le salariat de médecins. Les résultats n'étaient pas concluants et généraient des déficits pour ces communes. « L'agence régionale de santé s'oriente plutôt vers des libéraux. Le salariat s'applique, lui, plutôt dans les communautés de communes. Vous pouvez essayer, mais il y a des risques, nous a t-on dit », indique Didier Miriel. « C'est surtout le fonctionnement qui pose problème », précise l'adjoint aux finances, Yvon Fairier, qui, après calculs, annonce un déficit mensuel d'environ 5 000 €.

Pour Hervé Godard, de la minorité : « Le scénario est exactement ce que j'avais imaginé. Tout est négatif, l'assemblée va voter contre. La question n'est pas bonne. En disant oui ou non, on ne règle pas le problème. On aimerait bien trouver un ou deux médecins. Vous condamnez le salariat. Je ne suis pas fondamentalement pour, mais ce serait à aborder dans une situation extrême. Pourquoi ne pas le faire une fois avoir cherché partout ? Est-ce que la mairie souhaite faire des recherches actives ? »

« Il faut choisir des directions. Le salariat, on se rend compte que d'expérience, ce n'est pas possible, pour la commune de Plélan. L'objectif est de maîtriser les dépenses. Il est hors de question que les Plélanais payent », poursuit Yvon Fairier. « Cela fait trois ans que nous travaillons là-dessus. Il faut avoir le moyen de ses ambitions », ajoute l'adjointe à la solidarité, enfance, petite enfance et affaires scolaires, Pascale Guilcher.

Le maire rappelle qu'il a rencontré les professionnels de santé qui s'inquiètent de savoir si une décision est prise. Hervé Godard demande : « Est-ce que nous confions le recrutement à un cabinet, en se donnant un délai, et en se reposant la question si ce n'est pas abouti ? »

Le maire s'intéresse aux habitants avant tout : « Les Plélanais attendent une réponse. Salariés ou pas. Sinon, nous nous dépêchons et nous nous engouffrons dans une recherche de médecins libéraux. »

Didier Miriel indique être en contact avec des cabinets de recrutement sérieux. « C'est un dossier qui nous échoit et que nous n'aurions jamais dû avoir. » Concernant la question du salariat, 15 élus sont contre, trois s'abstiennent, et un seul est favorable. Le salariat n'est donc pas l'option retenue, pour trouver de nouveaux médecins.

 

La commune lance un recrutement de médecin

juin 2014: L'un des deux médecins de la commune cessera son activité au 30 juin. Le second est en arrêt de travail.

Lors du dernier conseil municipal, il avait été décidé de ne pas retenir l'option du salariat, pour une grande majorité d'élus. C'est désormais vers la société Capijob que se tourne le conseil. Elle organise le recrutement de médecins généralistes et libéraux.

L'option retenue a un coût de 1 375 € HT, qui consiste en la diffusion d'une annonce pendant 1 an sur le site de Capijob, mais aussi avec des annonces sur France 5 et ses 30 sites partenaires.

La commune bénéficiera d'un suivi personnel pendant l'année de campagne, la rédaction et la mise en ligne de l'annonce, une multidiffusion, un positionnement en avant-première sur tous les réseaux et supports pour toucher un maximum de candidats potentiels, une mise à jour en tête de liste tous les 15 jours et une sélection de CV selon les prérequis.

Le conseil a voté à l'unanimité pour cette solution. Hervé Godard, élu de la minorité, a demandé comment s'organiserait la prise en charge des patients du médecin qui s'en va. Le maire, Didier Miriel, a de son côté contacté l'ARS (agence régionale de la santé), qu'il va rappeler à nouveau. Il est possible qu'une réunion publique soit organisée afin que les patients ne se sentent pas abandonnés.

 

 



Jeudi, lors du conseil municipal, les élus ont débattu des orientations à mener sur la recherche de médecins. Fin 2014, les deux médecins exerçant dans la commune auront pris leur retraite. Le maire, Didier Miriel, a rappelé les différents événements depuis 2012 : rencontres avec les professionnels de santé qui se sont constitués ensuite en association, réflexion pour la création d'un cabinet médical et l'avis négatif de l'Agence régionale de santé, (ARS).

Fin décembre 2012, cinq jeunes internes étaient reçues. Elles se désistaient finalement, début 2013, ayant trouvé des places de généralistes en hôpitaux. « On a pensé aller vers des cabinets étrangers. Plusieurs communes qui en avaient fait l'expérience nous ont appris qu'elles y avaient laissé beaucoup d'argent. Ce n'était peut-être pas la bonne méthode. Nous avons évoqué toutes les solutions possibles et entre autre le salariat de médecins », a relaté Didier Miriel. La commune de La Ferté-Bernard (10 000 habitants) a choisi cette voie-là. « Ce sera au prochain conseil municipal de prendre une décision ».

« Le projet immobilier avance »

Yvon Fairier adjoint, a évoqué la situation de La Ferté-Bernard qui depuis fin 2011, a des médecins salariés. « 261 200 € de dépenses en 2012 dont 205 564 € pour 2,3 équivalents temps pleins de médecins (4 000 € nets par mois) et 264 050 € de recettes. En 2013, ça a été moins bon, des médecins sont partis et ceux en place ont demandé une augmentation de salaire à 4 500 € et 5 200 € nets par mois ». Pour générer 120 000 € de recettes, il faudrait 5 220 consultations, soit 24 par jour sur 5 jours par semaine pour un médecin.

Didier Miriel a précisé qu'une réunion a eu lieu avec les professionnels de santé récemment. « Il y aurait un projet de bâtiment porté par des privés où il y aurait deux ou trois salles pour des médecins avec d'autres professionnels de santé. » Pour Hervé Godard, élu de la minorité « C'est une erreur de stratégie et de visibilité des deux médecins, à long terme, qui auraient dû anticiper et prévoir l'avenir. Il ne faut pas laisser la population s'inquiéter de l'avenir, on doit trouver la solution coûte que coûte ».

Pour Pascale Guilcher adjointe au maire, conseillère générale, « c'est trop facile de taper sur les deux médecins, ce n'est pas comme ça qu'on fera venir des jeunes médecins ».

Romane Jouffe, présidente de l'association des professionnels de santé, a expliqué les avantages du salariat « Les médecins salariés ont obligation de recevoir des stagiaires qu'ils forment pour s'installer en libéral. Nous avons trouvé le terrain qui nous intéresse, l'architecte doit passer faire les premiers plans. Mais le salariat doit obligatoirement être pris par une collectivité. L'objectif est de recréer une dynamique avec un pôle pluriprofessionnel et un bâtiment neuf qui serait construit par des privés et pourquoi pas faire venir occasionnellement des spécialistes ? »

 

 

La commune rejette le salariat de médecins

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Published by collectifmoutonnoir - dans SANTE

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