10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 20:07

Théâtres parisiens : les intégristes promettent de ne "pas en rester là"

L'irruption de quelques militants extrémistes catholiques jeudi dernier lors de la première de la pièce de Roméo Castellucci a été le point d'orgue d'une campagne menée depuis plusieurs mois. Malgré une plainte de la Mairie de Paris et du Théâtre de la Ville, les manifestants promettent de ne pas en rester là.

 
 

Le Théâtre de la Ville est sous haute surveillance. Depuis quelques jours, des camions de CRS planquent systématiquement devant l'institution, pour prévenir la moindre action. Il faut dire que les extrémistes catholiques y sont allés fort : campagne de spams (jusqu'à 5 000 mails quotidiens envoyés aux organisateurs dont nous avions publié le contenu), menace du personnel, et plus récemment, interruption de la première de Sur le concept du visage du fils de Dieu, la dernière pièce de Romeo Castellucci, jet d'oeufs sur les spectateurs ou d'encre sur la façade du théâtre.

Deux groupes à l'origine des actions

Les auteurs de ces actes sont issus de plusieurs mouvances identitaires catholiques : l'institut Civitas et le Renouveau français, qui chacun, revendique une action. Alain Escada, président de l'Institut Civitas, est à l'origine de la campagne de spams, menée depuis plusieurs mois contre le Théâtre de la Ville

 

LeParisien.fr

 

reportage photos

 

 

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Des fondamentalistes chrétiens ont à nouveau tenté de perturber la pièce «Sur le concept du visage du fils de Dieu», présentée au théâtre de la Ville, à Paris. Mardi soir, place du Châtelet, une trentaine de militants, chantant en latin et scandant «Non à la christianophobie !», ont été tenus à distance de l'entrée du théâtre par les forces de l'ordre.

 Deux d'entre eux ont même été menottés.

Le jeudi 20 octobre, la pièce du metteur en scène italien Romeo Castellucci avait déjà été interrompue par des perturbateurs avant de reprendre après l'intervention de la police, demandée par le théâtre. Selon le ministère de la Culture, cette action était imputable à des membres de l'Institut Civitas, qui s'était déjà attaqué en avril, à Avignon, à des photographies de l'artiste américain Andres Serrano, dont le fameux Immersion Piss Christ.

Le lendemain, vendredi 21 octobre, en dépit d'un dispositif de sécurité renforcé, deux militants intégristes avaient, selon le théâtre, jeté «des oeufs et de l'huile de vidange» sur le public qui attendait à l'extérieur. La ville de Paris et le Théâtre du Châtelet avaient alors exprimé leur intention de déposer conjointement plainte contre les perturbateurs pour actes de dégradation du domaine public et atteinte à la liberté de création et d'expression artistique.

Un dispositif de sécurité renforcé à l'entrée du théâtre

A l'entrée du théâtre, mardi soir, des vigiles fouillaient les spectateurs pour s'assurer notamment qu'ils n'entraient pas avec des tracts ou avec des objets susceptibles de perturber une nouvelle fois la représentation. Outre la fouille corporelle, manteaux et sacs devaient être laissés au vestiaire.

LeParisien.fr

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Published by collectifmoutonnoir - dans RELIGION

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